14 JANV 2015 : Rencontre au Conseil Régional

Une délégation de l'Acenas a rencontré 3 conseillers (économie & transport) du Président Queyranne.

Nos  préoccupations actuelles ont été présentées : le projet de création de 2 pistes supplémentaires, le trafic de nuit et la privatisation de l'aéroport.

 

Lors de notre entretien, nous avons bien noté que pour la Région, l'agrandissement de l'aéroport ne se justifiait pas compte tenu du niveau de trafic actuel et des 2 pistes déjà existantes. L'ACENAS considère depuis sa création en 1997 que la construction d'un 2ème doublet est une aberration économique et un sacrifice supplémentaire de plusieurs communes aux pieds des futures pistes. A ce jour, le projet reste bien réel et apparaît dans tous les documents d'urbanisme au fur et à mesure des enquêtes publiques. Il est difficile pour la population de vivre avec cette menace permanente d'autant plus que les nuisances actuelles restent fortes.

 

Notre 2ème sujet d'inquiétude concerne le trafic de nuit. Actuellement, le nombre de rotations de nuit à Lyon St Exupéry est de l'ordre de 25 mouvements sur la plage horaires de 22h-6h. Pendant près de 2 ans, nous avons participé de manière assidue à un groupe de travail animé par la CCI  au sujet du trafic de nuit. Les travaux se sont soldés par un échec, ni l'aéroport, ni les compagnies n'étant prêts à accéder aux demandes légitimes des riverains. L'ACNUSA, l'autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires préconise la fermeture de nuit du samedi au dimanche qui n'impacte pas l'activité économique et permet aux riverains d'avoir au moins une nuit sans être réveillés par semaine. A ce stade, les responsables de l'aéroport refusent de suivre cette recommandation et ne s'engagent même pas à ne pas augmenter le trafic nocturne. Alors que des aéroports tels que Francfort sont dorénavant fermés la nuit sous la pression des riverains, il n'est pas acceptable qu'aucune avancée ne soit obtenue au niveau de Lyon.

 

Enfin, après un premier échec en 2011, il est à nouveau question de privatiser l'aéroport de Lyon St Exupéry à hauteur de 49.9% dans le cadre de la loi Macron. Comme nous l'avons expliqué lors de notre entretien, nous sommes particulièrement inquiets par rapport à ce projet. Cette ouverture de capital risque de s'accompagner comme à Toulouse d'une clause d'abdication par laquelle "l'Etat s'engage à ne pas faire obstacle à l'adoption des décisions prises en conformité avec le projet industriel". Si la stratégie des investisseurs est prioritaire, la politique de la région ne sera que secondaire. L'environnement et la santé des riverains risquent d'être encore davantage bafoués au profit d'intérêts financiers.

 

Nous souhaitons vivement poursuivre nos échanges et il nous tient également à cœur de pouvoir rencontrer le Président Queyranne. Cette entrevue serait un signe fort en direction des riverains de l'aéroport.