19/03/2001 : L'Acenas reçue à l'Elysée.

Lundi 19 mars 2001, une délégation de 4 représentants de l’ACENAS a été reçue pendant près de 2H30 au 55, rue du Faubourg St Honoré par Mr Stéphane DUPRE LA TOUR, conseiller " industrie et environnement " du Président de la République.

 

Cette rencontre à l’Elysée, hautement symbolique pour l’ACENAS, s’est déroulée dans un climat d’échanges et d’écoute fructueuse.

Le Président de la République est attentif au dossier des nuisances aéroportuaires c’est pourquoi Mr Roger LERON, Président de l’ACNUSA (la nouvelle haute autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires) a été reçu en mars à l’Elysée. Ce dernier doit proposer début avril de nouvelles directives en faveur de la protection des riverains (nouveaux indicateurs pour le plan d’exposition au bruit, arrêtés d’exploitation restrictifs, sanctions en cas d’infractions… ).

 

Nous avons souligné l’importance de la mise en place d’un système de " police " géré par l’Etat qui permette d’infliger des amendes dissuasives aux compagnies en cas de non-respect des trajectoires ou d’avions trop bruyants. Tant que de telles mesures ne seront pas appliquées, le système CONSTAS (un système de suivi des trajectoires et du niveau sonore financé par la CCI à hauteur de 4,5 millions de francs) ne sera qu’un outil de propagande.

 

La position du Président de la République sur la construction d’un 3ème aéroport parisien est très claire.

Compte tenu de la saturation prévisionnelle d’Orly et de Roissy, Mr CHIRAC avait, dès 1997, entériné le choix du site de BEAUVILLIERS. Sous le gouvernement JOSPIN, ce projet a été annulé, avant d’être à nouveau d’actualité.

 

Un nouveau site sera retenu, à l’issue d’un débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public. Il nous a été confirmé que le nouvel aéroport sera situé dans le bassin parisien, SATOLAS n’étant pas une alternative crédible.

 

La délégation regrette néanmoins ces tergiversations car le retard pris risque de pénaliser les riverains lyonnais par des transferts de trafic, en attendant la construction de cette nouvelle plate-forme. Nous avons réaffirmé notre totale opposition au projet d’extension de SATOLAS en soulignant ses incohérences, l’absence de nécessité économique et la non-prise en compte des 230.000 riverains. A l’image de la gare TGV de SATOLAS avec ses 500 passagers par jour, cette extension relève avant tout du prestige et d’une politique effrénée de l’offre, totalement disproportionnée par rapport aux besoins économiques de la région.

 

Concernant les vols de nuit, nous avons remis officiellement un exemplaire des 30 délibérations des communes riveraines soutenant les propositions de loi visant à interdire les vols de nuit sur tous les aéroports français.